Marketing digital dans les media :
du Minitel au big data

Travailleurs dans le big data
17.01.2022

Quant à la fin des années 1990 Benoît Seignoret projette son avenir professionnel, il s’imagine déjà exercer dans les médias, la communication et le marketing. Il reconnaît qu’il n’avait aucune idée de la tournure que cela prendrait, ni de la voie qu’il emprunterait. Retour sur la carrière du directeur marketing digital de E-NRJ, qui sera passé en moins de 20 ans du Minitel au Big data !

Une formation en média & communication

Benoît intègre Sciences Po Toulouse en 1999, spécialisation « média & communication ». Il y conforte une solide culture générale et se confronte à différents exercices de communication : journalisme, création et animation de sites web...

Durant ces années, Benoît constate l’émergence du multimédia et de l’Internet. Panthéon Assas propose un DESS « communication et multimédia, web & nouveaux medias » (équivalent actuel d’un Mastère digital) : il s’inscrit, y acquiert de nouvelles compétences en économie du numérique, gestion de projets, développement de sites Internet…

Prisma Media : de stagiaire à salarié

Au milieu des années 2000, Prisma est le deuxième groupe de presse écrite en France, avec des marques puissantes : Femme Actuelle, Voici, Géo, Ça m’intéresse, Télé Loisirs...

Prisma voit dans les nouvelles technologies une source de revenus. Benoît effectue ses 6 mois de stage de fin d’études au sein de la cellule Numérique. Il est en charge de l’animation de la télématique et de l’interactivité : Minitel, audiotel et SMS+. Sur ces 3 supports, Benoît met en avant l’horoscope et des jeux concours qui représentent une forte attractivité et une source de revenus complémentaires et significatifs pour les magazines.

A l’issue de son stage, il est recruté et devient responsable par intérim de cette cellule.

Il rejoint ensuite un tout nouveau service consacré au déploiement des marques magazines sur Internet. Chef de produit web, Benoît est responsable :

  • Du benchmark : analyser comment les autres groupes de presse écrite investissent Internet.
  • Des partenariats : identifier des partenaires et négocier des apports de contenu en échange de renvoi de trafic.

 « Je suis tombé au bon endroit au bon moment. On m’a donné l’opportunité de contribuer au développement d’Internet chez Prisma Media. J’ai bénéficié d’une montée en compétences rapide sur ce nouveau média et me suis vu confier de jolis défis malgré mon jeune âge ». Benoît participe notamment à la mise en ligne des sites femmeactuelle.fr ou encore voici.fr.

En route vers le poste de directeur marketing digital

Benoît doit développer le trafic et l’audience. A l’écoute des nouvelles tendances et méthodes, il actionne des leviers qui paraissent aujourd’hui évidents, mais qu’il défriche à l’époque :

Référencement naturel : le SEO est déjà connu mais les stratégies gagnent chaque année en performance

  • SEA et mots-clés, SMO : il conduit une réflexion de positionnement sur les mots-clés.
  • Campagnes d’e-mailing et mise en place de newsletters.
  • Partenariats avec les gros apporteurs de trafic du moment : Orange et Yahoo !

Rapidement le succès est au rendez-vous : une réelle source de satisfaction pour Benoît.

Il est promu responsable du marketing numérique du pôle « People et TV » de Prisma.

Il va contribuer à la mise en œuvre d’une offre éditoriale avec la mise en ligne d’articles autour des programmes et de la télé-réalité qui émerge à l’époque. L’objectif est d’inciter les internautes venus consulter une grille TV à rester sur le site, et de valoriser cette audience auprès des annonceurs. Il parie également sur l’offre vidéo : elle commence à se distinguer et offre des CPM plus intéressants.

Pour relever de nouveaux défis, Benoît devient en 2012 responsable marketing digital chez E-NRJ, la filiale numérique du Groupe NRJ qui couvre les marques NRJ, Chérie, Nostalgie, Rire & Chansons en radio, NRJ 12 et Chérie 25 en télé.

A son arrivée, le marketing digital compte 3 personnes. Aujourd’hui, ce sont 7 collaborateurs avec 4 pôles d’expertise : SEM, analytics, e-CRM et distribution réseaux sociaux.

Son objectif est d’incarner un relais de croissance des contenus fournis par les antennes grâce à :

  • La refonte de la stratégie du développement digital des marques selon leurs univers et promesses
  • Le développement d’activités : création de chaînes YouTube, lancement de nouveaux sites thématiques en lien avec l’univers des marques…
  • Une acculturation des équipes au numérique : SEM, ab testing, test & learn, veille marché notamment…
  • Le Big data pour appréhender des sources de données plurielles et complexes à interpréter

« L’univers de la distribution ne cesse de se complexifier : à côté des diffusions hertziennes et du web, sont arrivés les enceintes connectées, YouTube, les app mobile, le replay, les podcasts, les boxes… Une multiplication des points de consommation de contenus qui rend difficile l’obtention d’une vue globale de l’audience en quantité et qualité. »

La partie data analytics s’est complexifiée aussi : sites Internet, réseaux sociaux, e-CRM, résultats d’acquisition d’audience et développement de trafic…,  les sources de données sont devenues plurielles et les interprétations ardues.

Benoît a certes accompagné la révolution numérique. Il ressent cependant il y a 2 ans le besoin de mettre à niveau ses connaissances, motivé par :

  • Ces difficultés d’exploitation dues à la complexité des données.
  • Une envie personnelle de se former aux nouvelles technologies : le big data, les data sciences et l’IA ; il reste fasciné par les promesses que portent ces technologies : prédictif, clustering... 

Heureux alignement, le Groupe NRJ souhaite mieux exploiter ses données : Benoît intègre l’équipe en charge de défricher le sujet. Il va suivre un MBA Big Data dont il retient 4 principaux enseignements :

  • La méthodologie de la data : établir de la connaissance en partant des données.
  • La connaissance globale d’un eco-système data : maîtriser comment est collectée, stockée, qualifiée, utilisée la data produite/acquise.
  • Une compétence et un éclairage techniques : pour discuter avec des prestataires, comprendre si les outils/solutions qu’ils apportent répondent convenablement aux problématiques soulevées.
  • Une capacité à échanger, comprendre, construire intelligemment avec l’expert données et algorithmes.

Dans la data, une ambition mesurée garantit le succès

Le recours au Big data doit savoir répondre à une attente métier : « il faut que cela soit concret et utile pour un métier. » Et de l’application professionnelle des connaissances qu’il a acquises, Benoît reste persuadé que pour intégrer une culture data dans les équipes, il convient de procéder de manière itérative et mesurée.

Ainsi, dans un premier temps, des objectifs de production ont été définis pour des tableaux de bord « Tableau » : ils consolident des indicateurs issus de multiples sources de données et sont destinés à la direction générale, la Régie, la direction des antennes.

Pour la suite, il y a un véritable souhait d’intégrer de l’IA pour permettre de la recommandation ou du prédictif avec toutes les difficultés métiers liées à ce sujet : validité des modèles, pertinence des recommandations et justesse des prédictions. Un projet qu’espère porter Benoît dans un futur proche.

Benoît aura ainsi réussi la synthèse de travailler dans le domaine de la communication, sur des problématiques marketing, en recourant aux dernières technologies que représentent le big data et l’IA.

Les formations au Big Data et à l’IA à Paris School of Technology & Business

Vous aussi, vous avez envie de travailler dans la data ? Paris School of Technology & Business propose différents programmes :

Le parcours Bachelor Tech suivi du Mastère Data Science in Business ou bien le Mastère IA & Business Transformation forme aux métiers de la data.

Nos formations préparent des profils métier & data recherchés par les entreprises. Son enseignement repose sur une pédagogie agile et novatrice, fondée sur :

  • Des cours et conférences assurés par des professionnels en activité.
  • Des mises en situation réelle avec la conduite de projets originaux soumis par des entreprises partenaires.
  • L’acquisition de certifications prisées dans les métiers de la data et de l’intelligence artificielle (AWS, Microsoft, Google).

Deux niveaux sont proposés : Bachelor (Bac+3 ; titres de Niveau 6 certifiés par l’Etat) et Mastère (Bac+4/5 ; titres de Niveau 7 certifiés par l’Etat).

Formation Bachelor en Data & IA

Bachelor Tech for Business

Bachelor Tech for Business

étudiante en bachelor
Admissibilité Admissibilité

Bac+1/+2

Rythme Rythme

Initial en B1/B2 Alternance en B3

Rentrée Rentrée

Octobre 2026

Certificat Certificat

Titre RNCP de niveau 6 reconnu par l'État

Nos Formations Mastères en Big Data & IA

Mastère Data Science in Business

Mastère Data Science in Business

Miniature mastère data
Admissibilité Admissibilité

Bac+3/4

Rythme Rythme

Alternance en M1/M2

Rentrée Rentrée

Octobre 2026

Certificat Certificat

Titre RNCP de niveau 7 reconnu par l'État

Mastère Intelligence Artificielle & ML

Mastère Intelligence Artificielle & ML

Miniature mastère IA & ML
Admissibilité Admissibilité

Bac+4/+5

Rythme Rythme

Alternance en M1/M2

Rentrée Rentrée

Octobre 2026

Certificat Certificat

Titre RNCP de niveau 7 reconnu par l'État

Ils l'ont vécu

Pour son projet capstone, Mohamed Aziz a travaillé avec son équipe sur la recherche multimodale appliquée aux événements live : matchs, concerts ou festivals. L'objectif était de permettre à un système d'indiquer en temps réel si le public apprécie l'expérience, par exemple au DJ.

« Le projet dont je suis le plus fier, c'est mon projet capstone. Concrètement, on a fait une recherche multimodale : l'idée, c'était que le multimodal intervienne dans des événements live, comme des matchs, des concerts ou des festivals, pour qu'un système puisse dire au DJ que le public est en train d'apprécier l'expérience. »

— Mohamed Aziz B., Mastère Intelligence Artificielle, en formation initiale

Pendant son stage, Balsham a conçu un système d'automatisation du reporting pour des applications mobiles : collecte des données des stores, suivi des téléchargements et des avis. Le projet s'appuie sur Power BI, Data Q et Docker.

« Concrètement, j'ai fait un système d'automatisation de reporting pour des applications : collecte des données App Store et iOS, taux de téléchargement, avis. »

— Balsham B., Mastère Intelligence Artificielle, en formation initiale

Pour leur capstone, Mahdi et son équipe ont développé un système d'IA multi-agent capable d'analyser l'indice boursier du CAC 40. Le projet se situe à la croisée de l'IA, de la data et de la finance.

« Mon capstone. Concrètement, on a fait un système d'IA multi-agent qui analyse l'indice financier du CAC 40. »

— Mahdi B. R., Mastère Data Science & Business, en formation initiale

ami a consacré son capstone à l'automatisation de la classification des événements significatifs de sûreté nucléaire. C'est un cas d'usage de l'IA dans un environnement industriel particulièrement exigeant.

« Mon projet Capstone. Concrètement, c'était l'automatisation de la classification des événements significatifs de sûreté nucléaire. »

— Sami G., Mastère Intelligence Artificielle, en formation initiale

Pour son projet capstone, mené en groupe, Lucas a travaillé sur la détection d'atypies et d'anomalies au sein d'une chaîne de production.

« Mon projet Capstone, à plusieurs. Concrètement, on a regardé dans quelle mesure les facteurs générateurs peuvent aider à découvrir des atypies ou des anomalies au sein d'une chaîne de production. »

— Lucas E., Mastère Data Science & Business, en alternance

Pour Rahma, le capstone et le stage chez OneBiteSolution n'ont fait qu'un. Elle y a développé une application de solvabilité pour un expert-comptable.

« Mon Capstone 2. Concrètement, c'était une application de solvabilité pour un expert-comptable. J'ai fait un stage en ligne, chez OneBiteSolution. Concrètement, je devais développer l'application pour le cabinet ; c'était mon projet capstone. »

— Rahma M., Mastère Intelligence Artificielle, en formation initiale

Fatma a présenté à l'oral un projet de classification des bons de travail, un cas d'usage concret de la data science en entreprise.

« Un oral de fin d'année. Concrètement, c'était la classification des bons de travail. »

— Fatma E., Mastère Data Science & Business, en formation initiale

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